Les auto-entrepreneurs ont recours aux plateformes

blogLes auto-entrepreneurs ont recours aux plateformes de l’économie collaborative pour se développer

Elles fonctionnent grâce à des milliers d’indépendants, principalement auto-entrepreneurs, révolutionnent l’usage de services divers, souvent en les ré-inventant, toujours en les démocratisant et ont presque systématiquement pour incidence de bouleverser le marché auquel elles s’attaquent. Qui sont-elles ? Les plateformes dites « collaboratives » ou « uberisantes », bien sûr. Ces nouveaux acteurs de la révolution digitale, à la croissance significative, profitent des nouveaux modes de consommation et de travail qu’offre le numérique.

LE VOIR EN INFOGRAPHIE ?

Régulièrement décriées, largement utilisées, on leur reproche parfois d’exploiter les auto-entrepreneurs. Il faut dire qu’elles ne supportent aucune charge salariale pour leur ressource humaine principale. En échange, l’indépendant travail quand il veut, si il veut. La liberté des deux côtés.

Face à ce phénomène, appelé « ubérisation », la Fédération a voulu sonder les indépendants visés : qui utilisent ces plateformes et quelles attentes ils en ont ? A l’opposée, qui ne les utilisent pas et pourquoi ? L’enquête, réalisée auprès d’un échantillon représentatif selon la méthode des quotas, se structure en 4 grandes parties : d’abord, les plateformes de services aux particuliers, ensuite, celles qui offrent des services aux entreprise, suit l’analyse de popularité des plateformes en détail, et pour finir, la loi Travail El Khomri.

Les plateformes de services aux particuliers :

  • 34% des auto-entrepreneurs utilisent ces plateformes :

Ils sont un tiers des auto-entrepreneurs à travailler grâce aux plateformes de services aux particuliers. 40% des ces travailleurs exercent une activité libérale, 35% une activité artisanale et 25% sont dans le commerce.

A l’opposée, ils sont donc 66% des auto-entrepreneurs à ne pas utiliser ces plateformes pour faire fonctionner leur activité.

Les plateformes de services aux particuliers : pas la première solution pour générer du chiffre d’affaires :

Sur les 66% à déclarer ne pas être inscrit sur une plateforme de services aux particuliers, la raison principale réside dans le fait de proposer du service aux entreprises, et non aux particuliers (35%).

Le second motif de non utilisation des plateformes et la suffisance de travail pour 21% des 66% d’auto-entrepreneurs concernés.
Plus étonnant, ils sont 1/10éme (11,64%) à déclarer ne pas utiliser ces plateformes car ne pas en connaître l’existence.

  • 1/3 des utilisateurs de plateformes de services aux particuliers réalisent 40% de chiffre d’affaires grâce à elles :

28% des 34% d’auto-entrepreneurs inscrits sur une plateforme de services aux particuliers, y réalisent environ 40% de leur chiffre d’affaires. Soit une part non négligeable de leurs revenus.
Ils sont la même proportion (28%) à y réaliser moins de 20% de leur chiffre d’affaires. Seuls 12% des auto-entrepreneurs en sont largement dépendant puisqu’ils y génèrent presque l’intégralité de leurs revenus, autour de 80%.

Plus étonnant, ils sont 34% de ceux qui utilisent une plateforme de service aux particuliers disent n’y réaliser aucun chiffre d’affaires.

  • Les auto-entrepreneurs majoritairement satisfaits des plateformes de services aux particuliers :
    Il ressort de l’enquête que ceux qui utilisent ces plateformes s’affirment satisfaits pour 66% d’entre eux. Parallèlement, une part minoritaire mais non négligeable (19%) se dit clairement pas satisfaite. Ils sont aussi 15% à n’être « plutôt pas satisfait ». Soit une insatisfaction, plus ou moins marquée, pour 34% d’entre eux.

Les plateformes de services aux entreprises :

  • 1/3 des auto-entrepreneurs utilisent ce type de plateformes pour générer de l’activité :

29% précisément, c’est la part d’auto-entrepreneurs qui profitent des plateformes de services aux professionnels pour faire tourner leur activité. Dans le détail, ils exercent principalement une activité libérale (54%), viennent ensuite les artisans (24%), puis les activités dites commerciales avec 21%.

  • 30% des auto-entrepreneurs ont suffisamment d’activité sans avoir à s’appuyer sur ces plateformes :

Parmi ceux qui déclarent ne pas faire appel à ce type de plateformes, la première des raisons qui ressort est la suffisance de clientèle (30,4%).
Viennent ensuite ceux qui ne vendent qu’aux particuliers, ils représentent 16,5% des 71% d’auto-entrepreneurs qui ne collaborent pas avec une plateforme de services aux entreprises.

  • 23% des utilisateurs de plateformes de services aux entreprises réalisent plus de 40% de chiffre d’affaires grâce à elles :

Une part très minoritaire des auto-entrepreneurs qui profitent des plateformes pour développer leur activité en B2B (9%), y réalise une part essentielle de leur chiffre d’affaires, autour de 80%.

Ils sont 14% à y réaliser entre 40% et 80% de leurs revenus.

Dans le même temps, ils sont 36% des auto-entrepreneurs concernés à déclarer n’y réaliser aucun chiffre d’affaires, malgré qu’ils y soient inscrits.

Des auto-entrepreneurs majoritairement satisfaits :

Parmi ceux qui utilisent les plateformes de services aux professionnels pour développer leur chiffre d’affaires, ils sont un large majorité à se déclarer globalement satisfait : 60%.
Face à eux, 40% à se dire non satisfaits du service rendu.

Quelles plateformes ?
« Le Bon Coin » : la plateforme la plus connue des auto-entrepreneurs :

Sans surprise, « Le bon coin », permettant autant aux particuliers qu’aux professionnelles de proposer leurs produits et services, est de loin la plateforme la plus populaire au près de auto-entrepreneurs. Ainsi, ils sont 62% à déclarer connaître la très populaire plateforme. Suivent,  dans l’ordre, UBER (42%), « Viadeo Freelance » (22%), « Chauffeur privé » (17%). Du côté des moins populaires on trouve, entre autres, « Youpijob » (5%), « Hamak » (3%), ou encore, « Popmyday » (1%).

Loi travail : les auto-entrepreneurs clairement favorables à l’un des amendements :

Toutes plateformes confondues (B2C ou B2B), ils sont presque 7 sur 10 à se déclarer favorables à l’amendement prévoyant notamment que les plateformes contribuent à la protection sociale des indépendants.

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