Free-lances : la liberté n’a pas de prix ?

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Longtemps réservé à des professions très ciblées (infographistes, consultants, développeurs…), le recours aux free-lances s’accélère dans les entreprises et l’ensemble de la société. Accentuée par la révolution digitale, cette généralisation crée une multitude de situations, subies ou choisies, entre incertitude et liberté. Un véritable phénomène dans un monde du travail en profonde mutation…

 Travailler en restant indépendant :

Un Américain sur trois travaille seul, en indépendant. Ils seront un sur deux dans dix ans. En France, 70 % des sociétés immatriculées sont des entreprises individuelles et, en  2014, notre pays totalisait 982 000 auto-entrepreneurs.

Activités de création et d’écriture, numérique, marketing, transport, artisanat, services à la personne… Le nombre de free-lances explose, au point que certains prophétisent la disparition du salariat dans « une 4erévolution industrielle ».

 Une mutation du travail :

Cette explosion peut s’expliquer par une mutation structurelle, conjoncturelle et intellectuelle du travail :

Les mutations technologiques font émerger une relation plus nomade au travail. Avec un ordinateur portable et une connexion Internet, on peut travailler n’importe où et n’importe quand. Cette autonomie apporte une liberté qui séduit de plus en plus de salariés.

Les fluctuations des commandes et le coût du salariat encouragent les entreprises, en quête de flexibilité, à faire appel à des free-lances pour absorber une charge additionnelle de travail plutôt qu’à embaucher des salariés en CDI,

Malmenées sur le marché de l’emploi, les nouvelles générations recherchent davantage des séries d’expériences enrichissantes et valorisantes qu’une carrière linéaire dans une entreprise.

 Les situations individuelles sont variées mais trois profils de free-lances se distinguent :

Le salarié qui souhaite prendre son indépendance,

Le salarié qui veut cumuler plusieurs activités,

Le sans-emploi qui cherche à échapper au chômage.

Ancien directeur artistique en agences Web et multimédia, Julien Fauveau a choisi l’indépendance : « À 37 ans, j’ai pris la décision d’abandonner le confort d’un CDI pour me remettre en danger et aller chercher mes clients tout seul, comme un grand. ». Ce DA free-lance ne regrette rien. « Je gère mon temps, gagne aussi bien ma vie et vois plus ma famille. Même si je n’ai qu’une visibilité à deux mois, je me sens moins stressé et prends plus de plaisir qu’avant en choisissant des projets qui m’intéressent vraiment et des clients avec qui j’aime travailler. ».

Bien choisir son statut :

Se poser la question du statut juridique est déterminant. Julien Fauveau sait qu’il devra certainement abandonner bientôt celui d’auto-entrepreneur. « Le chiffre d’affaires est plafonné à 32 900 € par an. À long terme, je m’inquiète un peu pour ma retraite qui sera forcément plus faible que celle d’un salarié. »

En fonction de son activité et de ses ambitions, le free-lance dispose de plusieurs options pour se lancer :

Fonder directement une société type EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) ou SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) soumises aux mêmes règles qu’une SARL ou une SAS.

Créer une EIRL (Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée). Contrairement à l’entreprise Individuelle classique (EI), l’EIRL permet de séparer le patrimoine personnel du patrimoine d’affectation, dédié à son activité professionnelle,

S’installer comme auto-entrepreneur implique un chiffre d’affaires annuel plafonné à 32 900 € pour les activités de service et 82 200 € pour celles de vente.

 Quelle forme juridique pour votre entreprise ? Découvrez le statut le mieux adapté avec notre outil d’aide à la décision.

Passer par l’intermédiaire d’une société de portage salarial qui, contre un pourcentage, transforme des honoraires en salaire.

Intégrer une Coopérative d’Activité et d’Emploi (CAE), structure d’accompagnement au métier de chef d’entreprise, permettant de bénéficier du statut d’entrepreneur-salarié.

Les Coopératives d’Activité et d’Emploi représentent une alternative originale et sécurisante. Le statut d’entrepreneur-salarié permet d’agir en chef d’entreprise devant ses clients tout en conservant, en tant que salarié de la SCOP, l’intégralité des avantages sociaux liés au CDD ou au CDI. Ce cadre offre l’opportunité de tester son activité et, une fois atteint un chiffre d’affaires suffisant, de créer sa propre société ou de demeurer dans la CAE en tant qu’entrepreneur-associé.

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