Embauche d’un(e) apprenti(e)

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Embauche d’un(e) apprenti(e) : vous avez droit à des aides

15/07/2016

 

Salarié qui alterne périodes en centre de formation et périodes chez l’employeur, l’apprenti acquiert pendant son contrat une qualification professionnelle. De son côté, l’entreprise qui l’accueille gagne un nouveau collaborateur, formé à ses méthodes de travail. Elle peut également cumuler plusieurs aides financières : exonérations de charges, primes, crédits d’impôts…

 

L’exonération de charges sociales :

Quel montant ?

Les cotisations patronales et salariales sont exonérées, en totalité (hors accidents du travail, maladie professionnelle et certaines cotisations conventionnelles), ou en partie, selon la taille de l’entreprise.

 

A quelles conditions ?

Toutes les entreprises peuvent en bénéficier. Pour celles de plus de 11 salariés, les cotisations au titre des assurances sociales et des allocations familiales sont exonérées. Pour les très petites entreprises (TPE), s’ajoutent l’assurance chômage, la contribution solidarité pour l’autonomie, la retraite complémentaire, le versement transport, le forfait social et la contribution au Fonds national d’aide au logement (Fnal).

Le crédit d’impôts :

Quel montant ?

1 600 euros par apprenti ou 2 200 euros dans certains cas, comme pour les travailleurs reconnus handicapés. Ce montant est calculé en nombre moyen annuel d’apprentis et versé pour la première année de formation.

 

A quelles conditions ?

Toutes les entreprises peuvent en bénéficier, à condition d’être soumises à un régime réel d’imposition et de conclure un contrat d’au moins un mois. La formation préparée par l’apprenti doit être de niveau III (bac +2) maximum.

Les aides pour les apprentis reconnus travailleurs handicapés :

Quel montant ?

L’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) propose une aide à la conclusion du contrat de 1 000 à 7 000 euros, selon la durée du contrat. En complément, une aide à la pérennisation est possible, si l’apprenti est gardé dans l’entreprise à l’issue du contrat d’apprentissage.

 

A quelles conditions ?

Toutes les entreprises peuvent en bénéficier, si elles embauchent un apprenti reconnu travailleur handicapé. La demande de cette aide se fait auprès de l’Agefiph.

>> En savoir plus sur l’aide à la signature du contrat d’apprentissage pour les travailleurs reconnus handicapés

L’aide régionale au recrutement d’apprenti supplémentaire :

Quel montant ?

1 000 euros minimum versés par la région à l’embauche d’un apprenti.

 

A quelles conditions ?

Toutes les entreprises de moins de 250 salariés peuvent en bénéficier. A condition qu’il s’agisse de leur premier apprentiou d’un apprenti supplémentaire par rapport au nombre de contrats en cours en début d’année. Les services de la région vous informeront sur le paiement de cette aide, après l’enregistrement du contrat d’apprentissage.

La prime régionale à l’apprentissage :

Quel montant ?

1 000 euros minimum versés par la région pour chaque année de formation.

 

A quelles conditions ?

Cette aide est réservée aux très petites entreprises (TPE) de moins de 11 salariés. Les services de la région vous informeront sur le paiement de cette aide, après l’enregistrement du contrat d’apprentissage.

L’aide TPE jeunes apprentis :

Quel montant ?

1 100 euros par trimestre pendant la première année du contrat, soit 4 400 euros au total.

A quelles conditions ?

Cette aide est réservée aux très petites entreprises (TPE) de moins de 11 salariés. L’apprenti doit avoir moins de 18 ans à la signature du contrat. Après enregistrement du contrat d’apprentissage, l’employeur valide sa demande d’aide pré-remplie en ligne sur le portail de l’alternance.

En résumé :

aide-apprentis

Source : Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

L’apprentissage, un choix d’avenir :

L’apprentissage s’impose aujourd’hui comme l’une des voies les plus efficaces en matière d’insertion professionnelle :7 jeunes sur 10 trouvent un emploi dans les 6 mois à l’issue de leur formation. Plus de 80 % des chefs d’entreprise qui l’ont testé pourraient vous recommander l’apprentissage. Néanmoins, il souffre encore d’une mauvaise image. Certains jeunes et leurs familles le perçoivent toujours comme une orientation par défaut, alors même que c’est un choix d’avenir pour les nombreux jeunes engagés dans cette voie.

Découvrez ainsi le parcours de Paul, 18 ans. Issu d’une famille d’ostréiculteurs, il a fait le choix de partir se former en apprentissage à partir de ses 16 ans pour apprendre le métier et pouvoir reprendre l’entreprise familiale… et même la développer.

 

>> Retrouvez plus d’informations et plus de portraits d’apprentis sur le site du Gouvernement

 

Publié initialement le 03/05/2016

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